A l'échelle mondiale, c'est le vide juridique qui domine. Aucune décision d'interdiction n'est réellement prise, l'ONU laissant aux états le soin de décider ou non d'une interdiction du clonage reproductif.

Petit point chronologique en ce qui concerne l'ONU :
Le 12 décembre 2001 : date à partir de laquelle la question du clonage dêtres humains figure à lordre du jour de lONU. LAssemblée Générale crée en effet un Comité spécial chargé des travaux préliminaires en vue de lélaboration dune convention internationale contre le clonage dêtres humains à des fins de reproduction. Les partisans dune interdiction totale du clonage humain se sont opposés aux partisans dune interdiction limitée au clonage reproductif.
En novembre 2003, faute daccord, la question avait été reportée, sur proposition de lOrganisation de la Conférence islamique.
Le 19 novembre 2004, la session de la sixième commission de lassemblée générale de lONU, chargée délaborer une convention internationale interdisant le clonage humain, sest achevée sans trouver daccord, malgré une large majorité (3/4) se déclarant contre toute forme de clonage.
Le 18 février 2005, la Commission juridique a adopté un texte qui recommande à lAssemblée générale dinviter les États "à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans lapplication des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine".
Le 8 mars 2005, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration des Nations Unies sur le clonage des êtres humains, non contraignante. Le texte encourage les gouvernements à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine.
Protocole additionnel à la Convention pour la protection des Droits de l'Homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine, portant interdiction du clonage d'êtres humains
Ce protocole est le premier et le seul texte juridique international contraignant élaboré dans ce domaine. Larticle 1 du Protocole interdit « toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain vivant ou mort ». Larticle 2 exclut toute dérogation à cette interdiction (par exemple, pour des raisons de sûreté publique, de prévention des infractions pénales, de protection de la santé publique ou de protection des droits et libertés dautrui). Ces interdits absolus se fondent sur la nécessité de protéger lidentité de lêtre humain, de préserver le caractère aléatoire de sa combinaison génétique naturelle qui lui confère sa liberté et son caractère unique, et dempêcher son instrumentalisation. Le champ dapplication du Protocole est exclusivement celui du clonage dêtres humains. Il na donc pas pour objet de se prononcer sur lacceptabilité éthique du clonage des cellules et des tissus à des fins de recherche et pour lapplication en médecine, domaine dans lequel ces techniques peuvent savérer être de précieux outils. Enfin, le Protocole laisse au droit interne des Etats le soin de préciser la portée de lexpression « être humain ».
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